Hahaha, solitude, fatigue...on pourrait dire que c'est à cause de l'automne, de la chaleur africaine qui me manque, d'un fils qui se réveille souvent la nuit, des cours qui ont repris, du travail que je n'arrive plus à fournir, de cette léthargie sentimentale...c'est juste que je ne me connais pas, qui suis-je ? pourquoi je n'arrive pas à faire des choix ? qu'est-ce que j'attends ? qui j'attends ? qu'est-ce que je veux ? quel est le sens de ma vie ? qu'est-ce qui comblera ce manque qui me suit depuis mon adolescence ? pourquoi personne n'est capable de m'analyser, de me dire qui je suis ? pourquoi j'arrive si bien à lire en eux comme dans un livre ouvert alors que dès que j'essaye de me comprendre, je n'arrive à rien, je bloque ? et elle...je me sens coupable envers elle, elle qui respirait la haine et l'agressivité, la voilà tellement fragile, tellement effacée...un drame a suffi pour faire d'elle une petite fille apeurée, qui ne croit plus en rien, qui l'a changée en ombre d'elle-même, qui a métamorphosé ses traits de dure à cuire en un visage angélique mais tellement triste...j'aimerai lui dire que son histoire m'a fait pleurer, que je regrette ce qu'il s'est passé il n'y a pas longtemps, même si je n'y suis pour rien, mais je n'ose pas, comment pourrait-elle croire un seul instant que je partage sa douleur ? j'en viens même à regretter ce qu'elle était avant...bref...